C’est le défenseur de l’accusé … ou le fruit ! Des
homonymes, qui ont des origines différentes.
C’est le défenseur de l’accusé … ou le fruit ! Des
homonymes, qui ont des origines différentes.
Près de la porte sud de Saint-Emilion, à flanc de colline, s’étendent
les vignobles du Château Ausone.
Cette dénomination vient d’un personnage célèbre dans l’Antiquité, Ausone qui a vécu au
IVème siècle de notre ère. C’était un écrivain et pédagogue bordelais qui
deviendra précepteur d’un futur empereur et même Préfet des Gaules.
Il était passionné par la culture latine et … par le vin. Il possédait
plusieurs vignobles dont un sur la rive droite de la Dordogne, disent les
textes. Peut-être sur le territoire de l’actuel Saint-Emilion. En tout cas, son
nom est associé à ce célèbre Grand Cru.
A la fin de sa vie, il écrivait ces vers (traduits du latin) :
« Je cherche avant tout un vin généreux qui chasse mes soucis, et
qui, se répandant dans mes veines, échauffe mon âme et me rende la vigueur de
ma jeunesse. »
Le Saint-Emilion, sans doute !
Vignoble du Château Ausone à Saint-Emilion.
Autant savoir.
Les journaux parlent d’un « Fort Chabrol » quand un forcené armé se retranche dans une habitation en refusant de se rendre. Cette expression vient de la fin du XIXème siècle.
En 1899, au 51 rue de Chabrol à Paris, Jules Guérin a
tenu tête aux forces de l’ordre pendant 38 jours. Antisémite notoire, directeur
du journal hebdomadaire « Antijuif », il était farouchement opposé à
la révision du procès de Dreyfus. Il finira par se rendre et sera condamné à 10
ans de prison puis gracié.
« Fort Chabrol », c’est le titre de certains articles de presse tout au long des 38 jours de siège et l’expression est passée à la postérité.
Autant savoir.
Selon les dendrologues (botanistes spécialisés dans l’étude des arbres), seulement 50 espèces d’arbres sont originaires de l’Europe alors qu’il y en a plus de 800 en Amérique de Nord ! Pourquoi cette disparité ?
La dernière période glaciaire s’est terminée il y a 100.000
ans. Elle avait duré 10.000 ans. Les arbres et la flore ont eu le temps de
migrer vers le sud pour fuir l’avancée des glaces mais en Europe, les massifs
montagneux sont orientés ouest-est : Pyrénées, Alpes, Carpates, Balkans.
Une catastrophe pour beaucoup d’espèces végétales qui n’ont pu franchir ces
obstacles et ont disparu.
Il en fut tout autrement en Amérique de Nord, les
montagnes sont nord-sud et n’ont pas entravé la lente descente de la
végétation vers des régions plus tempérées.
C’est un panneau didactique de la forêt de Soignes qui
donne cette explication.
Autant savoir.
« Le bon roi Dagobert/ a mis sa culotte à l’envers/
Le grand Saint Eloi… »
Chanson enfantine qui tourne en dérision ce roi mérovingien
et pourtant, d’après les historiens, ce fut un roi avisé et puissant,
qui avait pu réunifier l’Austrasie, la Neustrie, la Bourgogne et l’Aquitaine,
un territoire comparable à la France actuelle. Mais il mourra en 639 à quarante
ans et après lui, ce sera de nouveau la division entre ses fils, puis la lignée
des rois dits fainéants (< fait – néant).
En réalité, cette chanson a été composée quelques années
avant la révolution française et, sans le nommer, on voulait se moquer du
roi Louis XVI qui, de notoriété publique, était nonchalant et souvent
distrait.
Autant savoir.
Un moine de Brno dans l’actuelle Tchéquie, Gregor Mendel (1822-1884), peut être considéré comme le père des OGM. C’est à partir de 1856 dans le jardin de son monastère que Mendel s’est mis à cultiver des petits pois. En croisant différentes variétés, il leur découvre des caractères dominants et d’autres dits récessifs. Il définit ainsi les principes de l’hérédité et met au point des techniques permettant d’obtenir des légumes modifiés par la main de l’homme… c’est le début des OGM !
Il a voulu présenter en public le résultat de ses recherches
mais, sans doute piètre orateur, il n’est pas parvenu à intéresser son
auditoire et ses travaux seront oubliés pendant plus de quarante ans. Au début
du XXème siècle, des botanistes redécouvriront ce que l’on appelle maintenant
« les lois de Mendel » qui régissent toujours la génétique
moderne.
Autant savoir
Le navigateur et explorateur malouin Jacques Cartier est à l’origine de la colonisation française en Amérique du Nord au XVIème siècle : ce sera « La Nouvelle France », qui s’étendait du Mississipi (La Louisiane) au fleuve Saint-Laurent en passant par les Grands Lacs. Mais les premiers colons étaient presque exclusivement des hommes, des soldats, des trappeurs qui faisaient le commerce de la fourrure. Il manquait cruellement de femmes pour peupler cet immense territoire.
Alors Colbert le ministre de Louis XIV décida d’envoyer de la
métropole des filles à marier. On les appellera « Les filles du
Roy » parce que celles qui acceptaient de partir recevaient une dot du
Souverain : le paiement du voyage, la promesse d’un lopin de terre,
des vêtements… Elles étaient volontaires, c’étaient de jeunes femmes
célibataires, sans ressources, à qui on faisait miroiter un avenir meilleur aux
colonies. Elles seront environ 770 à s’exiler ainsi. Arrivées sur place, elles
choisissaient leur conjoint parmi les nombreux prétendants et on les mariait
pour le meilleur… ou pour le pire.
A Dieppe, une plaque commémorative rappelle qu’entre 1663 et
1673, 600 femmes sont parties de ce port pour aller chercher mari dans la
région de Québec.
Autant savoir.
Cette recette populaire à Liège et ailleurs se dit aussi « Boulets sauce lapin », et pourtant il n’y a pas de lapin là-dedans. On doit cette appellation à une certaine Géraldine Lapin ; c’est elle qui, au tout début du XXème siècle, aurait mis au point ce plat.
Ces « boulets » sont en fait des boulettes de
viande accommodées d’une sauce à base de sirop… de Liège,
évidemment. Sirop qu’on fabrique à Herve depuis le XVIème siècle. Au départ,
c’était pour utiliser le surplus de pommes et de poires des nombreux vergers de
la région.
Autant savoir.
Cet arbre est le plus résistant de la planète, il a survécu à la bombe d’Hiroshima : un gingko biloba, situé à proximité de l’impact de la bombe, a reverdi au printemps suivant !
Et c’est aussi la plus ancienne espèce d’arbre connue :
grâce aux fossiles, on a pu en déduire qu’il était déjà sur terre il y a 270
millions d’années, bien avant les dinosaures.
Est-ce pour cela que, de nos jours, les naturopathes utilisent
ses extraits pour traiter toutes sortes de maux ? Ce serait un antioxydant,
un énergisant, un remède contre les troubles circulatoires, les pertes de
mémoire, les méfaits du vieillissement…
Non, le « sacré Charlemagne » n’a pas eu « l’idée folle d’inventer l’école », elle existait bien avant lui, mais il voulait que ses sujets soient instruits. Il a donné l’ordre à tous les monastères d’ouvrir des lieux d’enseignement, gratuits et accessibles à tous. A Aix-la-Chapelle, sa capitale, il a instauré l’école Palatine pour les enfants de la noblesse.
Et c’est sous son règne qu’est née une invention que nous
utilisons encore quotidiennement et qui porte son nom, la « minuscule
caroline ». Alcuin, le directeur de l’école Palatine, l’a mise au
point vers 780 : une écriture avec de petits caractères arrondis,
reliés entre eux et un espace entre les mots (ce qu’on ne faisait
pas auparavant !) pour améliorer la lisibilité. Elle sera rapidement
adoptée en Occident par les moines copistes, c’est l’ancêtre de notre
écriture cursive qu’on appelle dans les écoles « en attaché ».
Charlemagne < Carolus Magnus
= Charles le Grand. D’après son biographe Eginhard, il mesurait 1,92m, un géant
pour l’époque et il était imberbe contrairement à l’expression « l’empereur
à la barbe fleurie » reprise dans les chansons de geste.
L’écriture « caroline » dans un manuscrit du Xème
siècle.
Tout naturellement on imagine que le mot « Canaries » vient de l’oiseau, le canari, qui est très répandu sur cet archipel. Détrompez-vous ! L’oiseau est appelé ainsi (serinus canari) parce qu’il provient des Canaries et pas l’inverse.
Le nom de ces îles est dérivé du latin « canis », le chien, ce sont les îles aux chiens ! Quand les premiers colons, des navigateurs espagnols, y ont débarqué, ils auraient été impressionnés par le nombre de chiens qui y vivaient. Et ils auraient ainsi baptisé ces terres. Mais certains prétendent qu’il s’agissait de phoques … des chiens de mer !
Toujours est-il que le nom est resté et a été donné à ces oiseaux chanteurs qui y proliféraient. A l’origine, leur plumage était brun vert. Ils sont devenus jaunes par des sélections successives réalisées par les éleveurs.
Avant 1940 , la Belgique et la France étaient dans le fuseau horaire de Greenwich (GMT), un décalage d’une heure (-1) par rapport à mainte...