Muselet, c’est ainsi qu’on appelle cette coiffe en fil de fer qui enserre le goulot des bouteilles de champagne ou de crémant pour empêcher le bouchon de sauter. C’est une sorte de « petite muselière ».
A l’origine, le vin de
Champagne était « tranquille » (càd non-effervescent). Ce n’est qu’à
partir du XVIIème siècle que les vignerons champenois le rendront pétillant
jusqu’à ce que Dom Pérignon, un moine de l’abbaye d’Hautvillers près
d’Epernay, mette au point vers 1690 sa fabrication en s’inspirant des vins du
Limoux.
Pour éviter l’effet
« saute-bouchon », les bouteilles sont d’abord fermées par une cheville
en bois recouverte de cire. Mais l’étanchéité n’étant pas parfaite, au
XVIIIème siècle, on utilise un gros bouchon de liège que l’on introduit,
après trempage, à coups de maillet. On y ajoutera ensuite, pour le maintenir, une
ficelle de chanvre… parfois rongée par les rats ! Alors on remplacera
cette ficelle par une capsule maintenue par un fil de fer, notre
muselet. Le brevet date de 1845.
De nos jours, des amateurs se sont lancés dans la collection de capsules
de champagne, ce sont des placomusophiles. Un de nos correspondants (Achille
Verly) se targue d’en posséder 30.923 différentes! Mais selon lui, un
autre collectionneur belge en aurait plus de 90.000 ! Faut dire que chaque
viticulteur de champagne, pour chaque cuvée, chaque année, crée une capsule
différente…
Autant savoir.
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