Biscuit ou pâtisserie, le bretzel est un symbole de l’Alsace à côté de la choucroute, des cigognes, des maisons à colombages, de la flammekueche ou du riesling. On trouve sa première représentation dans une enluminure d’un manuscrit rédigé à l’abbaye du Mont Sainte-Odile à la fin du XIIème siècle, le « Hortus Delicarum ».
Sa forme est très particulière, un nœud ou des bras
enlacés, ce qui a donné une légende quant à son origine : un
boulanger menacé d’exécution par le roi a vu son épouse implorer son pardon
avec les bras croisés sur sa poitrine. Ce qui a donné l’idée au boulanger de
cuire un pain avec cette forme mais au moment d’enfourner, du sel est tombé sur
la pâte, d’où le bretzel. La légende dit que le roi ravi de cette trouvaille a
gracié l’artisan.
Le terme est une transposition
de l’allemand « brezel » lui-même dérivé du latin « bracchium »
(= le bras). Mais certains prétendent que cela vient du nom d’un village
italien « Brescello » dont était issu le boulanger qui a popularisé
cette recette. Il a voulu rendre hommage au lieu où il était né et qui se
disait dans le dialecte local « Bresèl ».
Le mot Alsace a une origine à la fois allemande et
latine : du côté germanique on y voit un dérivé de l’ancien allemand « Elsass »
qui signifiait « lieu de la rivière ill » tandis que pour les latinistes,
le terme est une combinaison du nom de ill + satia (= contrée, région)
mais le sens est le même : allusion à ce cours d’eau le ill qui
traverse le pays pour se jeter dans le Rhin.
Autant savoir.