Que choisir entre deux options ? Chacune présente des avantages mais aussi de solides inconvénients… c’est la situation typique du « dilemme cornélien ».
L’expression vient du nom de Pierre Corneille (1606-1684)
illustre représentant du théâtre classique du XVIIème siècle en France. Et c’est
dû à son chef-d’œuvre, la pièce « Le Cid » où Rodrigue doit
venger l’affront fait à son père par le père de Chimène mais s’il le fait, il
perdra l’amour de sa bienaimée ! Alors dilemme…
Ce qui donne ces vers célèbres dans la bouche de
Rodrigue :
« Il faut venger un père et perdre une maîtresse / L’un m’anime le cœur, l’autre retient mon bras.
Réduit au triste choix ou de trahir ma flamme / Ou de vivre en infâme,
Des deux côtés mon mal est infini. / Ô Dieu, l’étrange peine !
Faut-il laisser un affront impuni ? /Faut-il punir le père de Chimène ? »
Une autre bienaimée est entrée dans le langage courant c’est Dulcinée, celle dont rêve Don Quichotte dans l’œuvre de Cervantès. Jacques Brel reprendra ce thème avec « L’Homme de la Mancha ». Maintenant une « dulcinée » désigne avec humour celle qui inspire une passion romanesque.