Nos ancêtres les Gaulois faisaient déjà pousser des pruniers mais ce sont les Romains qui ont développé leur culture dans la province narbonnaise. Au XIIème siècle, les Croisés ont rapporté de Damas une nouvelle variété (la quetsche) que les moines de l’Abbaye de Clairac dans le Lot ont greffée sur des cultivars locaux et cela a donné la prune dite « d’ente » (< enter = greffer). En vue de la conservation, elle a été séchée suivant une technique qui s’est transmise au cours des siècles.
Voilà l’origine de ce
produit mondialement connu, maintenant bénéficiant d’une IGP (indication
géographique protégée) : le Lot-et-Garonne, la Gironde, le Gers, la
Dordogne. Agen est une ville située le long de la Garonne.
Les fruits doivent être cueillis bien mûrs, de la mi-août à
la mi-septembre, ils seront ensuite déshydratés et séchés. La production
annuelle est de 50.000 tonnes, pour cela il faut récolter 150.000 tonnes de
prunes.
Le pruneau est une source de bienfaits, voici ce qu’en
disent les nutritionnistes : aliment coupe-faim, rapidement assimilable,
carburant idéal pour le cerveau, facilite le transit, réduit l’impression de
fatigue, riche en potassium et vitamine B6… Bref, à consommer au quotidien.
« Trois pruneaux par jour, la santé toujours »
(Slogan publicitaire)
La 2ème Croisade fut un échec retentissant
pour le roi de France Louis VII. Ses troupes durent lever le siège de Damas en
1149 et rentrer sans gloire en Europe. Tout ne fut cependant pas perdu ;
dans leurs bagages, les valeureux Croisés ont ramené des plants
de pruniers. Il faut savoir que la région de Damas était réputée pour une
variété de prunes qu’on appellera plus tard « quetsche ». Et
c’est ainsi qu’à leur retour en terre française, est née l’expression
ironique « se battre pour des prunes » ou « tout
ça pour des prunes ».
Autant savoir.