« Tirer la tronche » ou « faire la tronche », c’est, dans le langage familier, bouder, avoir une figure renfrognée, on est d’humeur chagrine, rien ne va. Le mot tronche est dérivé du latin « tronca » : au XIIIème siècle, il devient « tronc », la souche de bois, le fût de l’arbre. Mais dans la littérature du XVIème siècle, on l’utilise aussi pour la tête, le visage.
A l’époque de la Terreur,
quand la guillotine faisait de nombreuses victimes, le bourreau après
l’exécution exhibait la « tronche » du supplicié (la tête
séparée du … tronc) et cette tête bien sûr ne devait pas être très avenante. C’est
peut-être là l’origine du sens de notre expression : avoir une mine
patibulaire.
Et depuis lors, on dit : « Il fait une drôle de
tronche » ou « se moquer de la tronche de quelqu’un ».
Autant savoir.